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Histoire militaire

Un avion sur des chenilles de char ? C’est possible !

Un avion sur des chenilles de char ? C’est possible !

Atterrir sur des chenilles : aucun problème !

Pendant la guerre froide, l’US Air Force a expérimenté une idée un peu farfelue (mais pas dénuée de sens) pour disperser le poids de ses bombardiers les plus longs sur le tarmac des aéroports et des bases. Ils ont en effet essayé de monter un bombardier avec des trains d’atterrissage inspiré des chenilles de char !

Un B-36 équipé de chenilles

Le faiseur de paix

Le B-36 Peacemaker était le plus gros avion construit par les Etats-Unis. Conçu avant l’attaque de Pearl Harbor, le B-36 était supposé capable de survoler l’océan pour aller larguer 4,5 tonnes de bombes sur Berlin ou sur le Japon puis de revenir se poser aux Etats-Unis. Sur des trajets plus courts, le B-36 pouvait transporter jusqu’à 39 tonnes de matériel. Cet avion massif (70 mètres d’envergure) a été développé tout au long de la Seconde Guerre Mondiale mais ne fut pas achevé à temps pour être utilisé pendant le conflit. En effet le premier avion de ce type n’a été opérationnel que six jours après la reddition Japonaise. Mais les capacités du B-36 en faisaient l’avion parfait pour la dissuasion nucléaire de la guerre froide qui approche…

Un B-36 avec les pneus d’origine

Un problème de poids

Seulement, il y avait (gros) un problème. Le B-36 était TRÈS lourd : environ 190 tonnes avec son armement. Et tout ce poids reposait sur deux petits pneus à l’avant et deux autres un peu plus larges à l’arrière, sous les ailes. Le poids qui reposait sur les pneus était tellement énorme que le B-36 pouvait pratiquement « couler » dans le béton s’il restait parqué immobile un peu trop longtemps. L’US Air Force a donc réfléchi à une solution innovante. Les ingénieurs installèrent des chenilles de char à la place des pneus, permettant au poids d’être réparti plus largement. Si les tests initiaux furent réussis, l’USAF décida de ne pas prolonger le projet malgré tout. Les ingénieurs pensèrent qu’il était plus important de repenser les pistes d’atterrissage que de bricoler un système spécifique au B-36. Ils changèrent quand même la pneumatique du B-36 et remplacèrent l’unique et énorme pneu de chaque aile par quatre plus petits. De ce fait, la pression était tout de même un peu mieux répartie qu’à l’origine.

Des chenilles en guise de pneus

Le problème de la répartition poids / surface réapparut avec le successeur du B-36 Peacemaker : le B-47 Stratojet. Un des appareils est en effet resté coincé dans le béton de l’aéroport Logan de Boston. Les pilotes ont dû utiliser une dépanneuse pour les sortir du trou qu’ils avaient créés. Un problème de poids on vous dit…

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Passionné d'équipements militaires, du cinéma de guerre et de la 2nd Guerre Mondiale, je travaille chez Welkit depuis 2014.

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