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Histoire militaire

Voici la véritable histoire qui a inspiré « Il faut sauver le soldat Ryan »

Voici la véritable histoire qui a inspiré « Il faut sauver le soldat Ryan »

Voici l’histoire des frères Preston, qui a inspiré le film « Il faut sauver le soldat Ryan »

En 1998 sort l’un des meilleurs films de guerre de tous les temps : Il faut sauver le soldat Ryan (Saving Private Ryan en VO). Bien qu’une grande partie du film soit une fiction, le scénario qui repose sur la mission du Capitaine Miller est basé sur une histoire vraie. C’est l’histoire des frères Niland (Edward, Preston, Robert et Frederick) venant de la ville de Tonawanda, New York.

De haut en bas et de gauche à droite : Edward Niland, Robert Niland, Preston Niland et Frederick Niland.

Preston et Robert, les deux frères du milieu, se sont enrôlés avant le début du conflit. Après que l’Amérique soit entrée en guerre, c’est Edward l’aîné et Frederick le cadet (appelé Fritz par ses amis) qui rejoignent le combat, en novembre 1942. A cause de la tragédie des frères Sullivan à bord du croiseur USS Juneau plus tôt dans l’année (les cinq frères périrent sur le bateau où ils servaient tous, coulé par un sous-marin Japonais), les frères Niland sont séparés et envoyés dans différentes unités. Edward devient pilote, avec le grade de Sergent Technique, d’un bombardier B-25 Mitchell, qui opère dans la zone Chine-Birmanie-Inde. Preston est envoyé dans l’infanterie et est assigné à la Compagnie C, 22ème régiment, 4ème Division. Robert et Fritz deviennent tout deux parachutistes. Robert sert la Compagnie D, 505ème Régiment d’Infanterie Parachutiste, 82ème Division Aéroportée. Fritz, quant à lui, rejoint la Compagnie H, 501ème Régiment d’Infanterie Parachutiste, 101ème Division Aéroportée.

Débarquement en Normandie

Le destin à fait son choix : trois des frères, Preston, Robert et Fritz, se sont retrouvés à préparer l’invasion de l’Europe. Malheureusement, avant que les frères ne puissent commencer la « Grande Croisade » pour libérer l’Europe, Edward fut abattu quelque part en Birmanie. Il a été officiellement porté disparu au combat mais, généralement à cette époque, cela signifiait que le soldat était décédé, surtout s’il était tombé aux mains des japonais.

A l’aurore du 6 juin 1944, Robert et Fritz faisaient partie des 23.000 parachutistes Alliés qui avaient pour but de casser le mur européen. Bien que l’unité de Fritz, le 3ème Bataillon, 501ème R.I.P., était supposée être la division de réserve, les parachutages ratés ont conduit à la faire rentrer en action rapidement. Ces forces ont été capable de sécuriser les routes et les ponts essentiels et ont ainsi permis à la 4ème Division d’Infanterie et Preston, débarqué sur Utah Beach, de quitter la plage le Jour J un peu plus tard.

Ailleurs, Robert avait atterri en dehors de Sainte-Mère-Église avec le reste de la 505ème, dans le cadre de la Mission Boston. Après que le troisième Bataillon ai réussi à capturer la ville tôt dans la matinée, le second Bataillon les rejoignit pour établir un périmètre de défense.

82ème Division Aéroportée

Première pertes

Quand une contre-attaque puissante des allemands arriva du sud, Robert Niland et le reste de la section de la Compagnie D furent laissés derrière pour garder la zone nord de la ville dans un petit village du nom de Neuville. Quand les deux compagnies Allemandes arrivèrent à cet endroit, Robert Niland et la Compagnie D combattirent avec ténacité, permettant à leurs camarades au coin sud de la ville de gagner du temps. Quand la position devint intennable, Robert Niland et deux autres parachutistes se portèrent volontaires pour rester à l’arrière et couvrir la retraite de la section de Sainte-Mère-Église. Alors qu’il était en train d’utiliser une mitrailleuse devant l’assaut des allemands, Robert Niland fut tué. Les deux autres parachutistes réussirent à s’en sortir.

Sur Utah Beach, le Lieutenant Preston Niland menait ses hommes. Bien que le nombre de victimes était fut relativement faible pour les hommes de la 4ème Division d’Infanterie, les combats aux autres endroits furent bien plus meurtriers. Même si les plages étaient libérées, les hommes de la 4ème Division d’Infanterie avaient encore de nombreuses batteries du Mur de l’Atlantique d’Hitler à maîtriser. La mission de capturer la batterie de Crisbecq, qui avait déjà coulé le cuirassé USS Corry, fut donnée à Preston et ses hommes.

Le 7 juin, Preston mena ses hommes sur les positions allemandes. Pendant l’intense combat, Preston fut mortellement blessé. Le reste de son unité fut repoussée. La batterie n’a été mise hors service que quelques jours plus tard par les hommes de la 9ème Division d’Infanterie. Les parents des frères Niland ont reçu les trois avis de décès en l’espace de très peu de temps. Leur unique bonne nouvelle était une lettre de Fritz les informant que « les histoires de la guerre hispano-américaine de papa vont passer au second plan quand je rentrerai à la maison ». Fritz n’était pas au courant de ce qui était arrivé à ses frères.

Utah Beach, le 6 juin 1944.

Retour à la maison

Quand le Département de la Défense fut au courant de la triple tragédie qui frappa la famille Niland, il donna l’ordre de rapatrier immédiatement Frederick « Fritz » Niland aux États-Unis. Cette tâche incomba à l’aumônier réglementaire, le Père Francis Sampson. Sampson localisa Fritz, qui était à la recherche de ses frères dans la 82ème et commença à remplir les papiers pour le renvoyer chez lui. Fritz retourna d’abord en Angleterre, puis aux États-Unis en 1944 et servit pour le restant de la guerre comme MP (Police Militaire) à New York.

Enfin, en mai 1945, les Niland reçurent une nouvelle inattendue. Edward avait été retrouvé vivant dans un camp de prisonniers de guerre en Birmanie quand celui-ci avait été libéré par l’armée anglaise. Il avait survécu au crash de son avion, passé plusieurs jours dans la jungle et presque un an en tant que prisonnier des japonais. Pendant sa captivité il avait perdu un poids conséquent et retourna à New-York plus maigre de 35 kg.

Fritz reçu une Bronze Star pour ses services. Il mourut en 1983, à San Francisco, à l’age de 63 ans. Edward retourna à Tonawanda et y resta jusqu’à sa mort en 1984, à l’age de 71 ans. Les deux autres frères Niland, Preston et Robert, sont enterrés côte à côte dans le cimetière américain de Colleville-sur-Mer.

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Fraîchement arrivé chez Welkit. Réserviste dans l'armée de Terre et passionné du monde militaire.

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